Julien Regnier

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Aujourd'hui vous allez découvrir un skieur incontournable. C'est Julien Regnier. A travers cette interview, découvrez-en un peu plus sur ce skieur de la Plagne et ce monde qui l'entoure.

 

 

 

Pour ceux qui ne te connaîtraient pas, peux-tu te présenter ?

Julien : Julien Régnier, skieur Freestyle et Freeride originaire de la Plagne. J'ai été en Equipe de France de ski de bosses pendant quelques années. J'ai participé aux Jeux Olympiques de Nagano en 1998 où j'ai terminé 11ème et j'ai également fait un podium en coupe du monde. Lors de l'émergence du ski Freestyle, j'ai décidé d'arrêter ma carrière de skieur de bosses pour me consacrer au ski freestyle.

 

Pourquoi t'es-tu tourné vers le Freeski et non une autre discipline ?

Julien : Le début de ma carrière a été tourné vers le Freestyle, j'ai fait 10 ans de photos et vidéos. Et en vieillissant, j'ai commencé à faire plus de Freeride que de Freestyle.

 

D'où est né ce SuperSlalom avec Julien Lizeroux ?

Julien : Mon idée était de faire un drôle de slalom, le plus long possible. J'ai grandi avec Julien, on était au club ensemble certes pas dans la même discipline mais dans le même club et de la même année. Je lui ai proposé d'organiser une course alpine un peu originale. On s'est donc associé à «Feel Event ». Notre but est de créer une course alpine sous un autre ton et hors circuit FIS à la Plagne.

 

Peux-tu nous décrire l'organisation préparatoire à cet évènement ?

Julien : Charlie Bellemin et Maxime Schuller sont les organisateurs. L'évènement est sous le nom de Julien Lizeroux. Lorsqu'il y a une question essentielle, il est tenu au courant et valide ou non une possible réponse.  Personnellement,  je m'occupe de tout ce qui est lié au concept.  Il y a également un chef chargé des 150 bénévoles afin que le 1er Avril il y ait une piste parfaite et qu'elle tienne tout le long de la course.

 

D'où es née l'idée de Fast Forward avec Kévin Rolland et Matthias Lopez?

Julien : Cette idée vient d'un segment tourné 2 ans auparavant pour le film « Time To Run » où Kévin et moi nous poursuivions dans les canyons de la Plagne. Cette année-là, nous avions essayé d'organiser un évènement de Quater pipe qui n'a pas marché et nous avons voulu faire quelque chose ensemble en fin de saison. Nous nous sommes donc mis d'accord pour refilmer un segment tous les 2. En discutant avec Matthias Lopez, nous avons décidé de prendre 3 jours pour filmer et s'il y avait une bonne énergie, nous continuerions. C'est ce que nous avons fait et ça a bien marché.

 

Pour quelle raison crées-tu tous ces événements comme le RedBull Linecatcher ?

Julien : Je ne suis pas quelqu'un qui à l'âme évènementielle, je suis plutôt casanier. Je ne bois pas et je me couche tôt donc l'évènement n'est pas ma fibre principale. En revanche, j'aime faire partager mon sport et ma passion qui est le ski. Je trouve ça super intéressant et le biais évènementiel est très porteur afin de faire partager notre passion. Mon but est de faire passer le message, toucher des gens et passer un excellent moment.

 

As-tu de futurs projets pour 2017 ?

Julien : Cette année je travaille beaucoup pour Blackrows et j'ai quelques trucs à réaliser pour Paradiski. Nous ne faisons rien cette année avec Kévin mais pourquoi pas l'année prochaine si nous avons des idées.

 

Quel est ton implication dans la réalisation des skis chez Blackrows ?

Julien : Je dessine les skis sur des logiciels de créations assistés par ordinateur, ce sont des dessins en 2D avec des flex de références, des skis que j'ai déjà testé ou fabriqué. Avec ces dessins et flex nous nous approchons de nos usines avec lesquelles nous avons l'habitude de travailler. Ensuite nous construisons un moule puis nous commençons la phase de test et d'optimisation. Parfois le ski fonctionne très bien tout de suite et parfois quelques séries de test et se creuser la tête sont nécessaires afin que le ski fonctionne. C'est relativement simple mais ça demande beaucoup d'expérience afin de poser des lignes de côtes, créer un dessin en 2d et pour la partie test, il faut avoir de l'expérience sur les skis afin d'être pertinent sur les retours et optimiser le ski d'une bonne manière.

 

Quels conseils donnerais-tu à quelqu'un qui voudrait devenir un freeskieur professionnel ?

Julien : Ce n'est pas très compliqué, c'est une carrière sportive. Ce qui signifie qu'il faut une très bonne préparation physique, faire de bons choix, beaucoup s'entraîner et comprendre comment fonctionne le sport. Il y a deux façons de devenir Freerideur : soit par la compétition, soit par la vidéo. Par la compétition, c'est plus facile de percer si on est fort et que l'on gagne. Tandis que par la vidéo, il faut avoir de la ténacité pour se faire connaitre et faire des choses sportivement fortes et bonnes.

 

Comment te sens-tu au départ d'un run comme à la SkiersCup ?

Julien : C'est stressant car il y a l'envie de bien faire. Il y a également beaucoup d'inconnu car nous n'avons pas vraiment de repérage, nous ne skions pas les faces, il y a des incertitudes sur la qualité de neige. Les runs sont assez stressants et pas faciles mais l'adrénaline et le challenge sont très plaisants.

 

 

Encore merci à toi d'avoir accepté et pris du temps pour répondre à mes questions. A bientôt et bonne fin de saison!